lundi 8 décembre 2014

Automne

Bon !
Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas fait une petite critique sur un livre ici.
Donc depuis plusieurs mois déjà, aucune critique n’apparaissait plus sur ce blog.

Mais que'est-ce qui a bien pu me sortir de cette transe anti-critiques ?

Eh bien, la raison est que j'ai cette année participé à un concours de nouvelles sur un festival (les Utopiales) qui ma classé dans les dix premiers (8ème, mais bon, c'était les premier, puis les neuf autres par ordre alphabétique...). J'ai donc reçu, en plus d'un bon paquet d'orgueil et de fierté, un livre. Automne.





Alors donc voilà, c'est l'histoire de deux petite filles, qui vivent dans un bunker avec leur père depuis qu'elles sont toutes petites, il leur est interdit de sortir par leur père car dehors rôde une maladie ayant ravagé la planète, extrêmement contagieuse, qui a tué la plupart des habitants, ravagé les villes... bref une épidémie qui a tué tout le monde.Mais, poussé par la curiosité, les deux petites vont tout de même sortir du bunker, pour découvrir le monde à l'extérieur, malgré les interdictions de leur père. . .

Les personnages sont attachants, l'histoire un peu facile certes, mais qui nous prouve tout de même que l'on peut encore très bien faire aujourd'hui de très bon livres, qui ne soient pas juste un concentré de suspense et d'action dont le seul but semble de vendre le plus de livre en boutique, ou de film (je pense ici à la sortie de Hunger Games, qui sort actuellement son troisième opus au cinéma qui semblait totalement dépendant du suspense et qui m'a déçu quand l'action ralentissait, et que l'on évoquait plus les personnages de l'intérieur...) 

Secrets maritimes du XX siècle - RMS Lusitania

R.M.S Lusitania



Le Royal Mail Steamer Lusitania est un paquebot transatlantique de la Cunard Line. Sa création fut décidée le 9 Juin 1904 par Lord Inverclyde. Il est lancé à 12h 30 le 7 Juin 1906, soit 2 ans après la pose de sa quille. 

Le Lusitania est, à sa construction, le plus grand paquebot du monde. Il mesure 239, 8 mètres de long pour 26, 82 mètres de large (maître-bau). Il est également le navire le plus rapide jamais construit puisqu'il navigue à la vitesse vertigineuse de 25 nœuds en vitesse de croisière (autrement dit, à peu près 46 km).


A bord du transatlantique se trouve multitude de services. Entre le café-véranda, le grand salon de première classe, ou bien le chenil, la vie à bord est fabuleuse. 3000 personnes peuvent embarquer, équipage et passagers compris. 


La Première Guerre Mondiale éclate en 1914. Alors que le naufrage du Titanic, dont le naufrage à eu lieu deux ans auparavant, tombe dans l'oubli, multitude de navires, qu'ils appartiennent à la White Star Line, ou à la Cunard, sont réquisitionnés par la Royal Navy en navires de guerre. Le R.M.S Mauretania, navire-jumeau du Lusitania, est converti en croiseur-auxilière, alors que le R.M.S Britannic (navire-jumeau du Titanic) sera converti en navire hôpital. Le Lusitania, lui, continue ses traversées de l'Atlantique. 


Son dernier voyage à lieu le 1er Mai 1915. Quelques jours auparavant, l'Allemagne prévient les Anglais que tout navire se trouvant dans les eaux entourant l'Angleterre serai coulé par les sous-marin. Malgré cela, nombre d'américains embarquent sur le navire, qui doit atteindre Liverpool en Angleterre dans une semaine. 
Le R.M.S Lusitania voit disparaître les côtes américaines pour la dernière fois, et prend la route du Nord. Son commandant ne fais pas attention aux avis de sous-marins signalés sur sa route. Toutefois, le navire avance à la vitesse de 15 nœuds au large de l'Irlande, vers 14h 10. Tout-à-coup, une traînée blanche apparaît à Tribord du navire. "Torpille à Tribord !!" hurle l'officier du navire. 
Avant même que quiconque ai pu faire un geste, une explosion retentit au niveau de la première cheminée. L'explosion est telle que toutes les verrières du navire et la vaisselle se brise. En quelques minutes, la proue du navire s'enfonce tandis que le navire gîte sur Tribord. 
Alors que tout semble perdu, une deuxième explosion, encore plus sonore et puissante que la première, retentit en faisant trembler le navire de toute part. Le R.M.S Lusitania vit ses derniers instants. Les canots ne peuvent êtres mis à l'eau en raison de l'inclinaison du paquebot. Les cheminées tombent unes à unes, écrasant les passagers. Les canots dévalent le pont des embarcations et écrasant aussi des passagers. La poupe du navire se dresse à la verticale. Sur elle, plus de 500 passagers sont toujours là, à glisser ou à tenter de s'accrocher. Finalement, elle glisse vers la mer, entraînant avec elle 1198 personnes. Femmes, enfants et hommes. Seuls 764 rescapés sont sauvés. 178 de première classe, 374 de seconde classe et 239 de troisième. A cela s'ajoute les 404 membres d'équipage sauvés.

Le naufrage du Lusitania, qui fait autant de victimes que celui du Titanic tombe pourtant dans l'oubli. En effet, le Titanic aillant coulé en 1912, soit 2 ans avant la Grande Guerre, retient plus l'imaginaire, notamment car rien ne présageait sont naufrage. L'épave du R.M.S Lusitania est explorée par James Jarrat en 1935, puis plus récemment par John Light en 1960. Les dernières explorations sont effectuées par Robert Ballard (qui découvrit l'épave du Titanic) en 1993. Il en tire un plan complet du site de l'épave, et determine sa disparition. 
   L'épave du R.M.S Lusitania, très endommagée.









Conséquences politiques et sociales :

Le naufrage du Lusitania fait grand bruit dans la presse mondiale. Les Anglais et les Américains saisissent l'occasion pour qualifier les Allemands de "barbares". Le naufrage sera d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les Etats-Unis entreront en guerre en 1917 puisque nombre de passagers du paquebot étaient Américains.
Toutefois, situé dans une grande période de trouble, le naufrage ne fait pas autant de "succès" que celui du Titanic, et tombe peu à peu dans l'oubli. 
Le R.M.S Lusitania fut le paquebot le plus rapide de son temps, un des plus luxueux, et restera dans les mémoires des marins pour longtemps encore.

L'Albin d'Albion

lundi 1 décembre 2014

Des nouvelles de Forge Of Empires !

Salut tout le monde ! A cause de petits problèmes d'ordis, il m'as été impossible de sortir des vidéos. Mais ne vous inquiétez pas, elles vont bientôt reprendre ! Pendant tout ce temps, il s'est passé plein de trucs sur FOE. Il y'a eu un événement spéciale Halloween et celui de Noël vient de commencer ! Et je peux vous dire que j'ai gagné pas mal de trucs ! ( j'ai aussi gagné un avatar sympa ! )



 Fili

dimanche 23 novembre 2014

Y'a quoi au ciné ???

Salut tout le monde ! Ça faisait longtemps qu'il n'y avais pas eu d'articles sur le cinéma alors je lance celui-là ! Je vais donc vous conseillez un film à aller voir au ciné mais aussi un film déjà sorti à regarder ! 



LA sortie de la semaine : 

Hunger Games - La Révolte : partie 1 :


C'est sans grande surprise que je vous propose Hunger Games, LE best-seller mondialement connu. Je ne suis pas encore aller le voir mais ca ne devrait pas tarder. Je ferais bien sûr une petite critique ! 


Le film déjà sorti mais qui vaut la peine : 

Dream House :

Attention, ce film contient des scènes pouvant choqués les spectateurs.

Je mets pas de bande-annonce car quand même ça fait peur ! 

C'est avec surprise que j'ai regarder ce film car on s'attend à un film d'horreur banal mais pas du tout ! A regarder un dimanche soir sans trop réfléchir quand même ( pas non plus un chef-d'oeuvre ! ) 



Les bonus !


Avant d'aller voir le nouveau Hunger Games, n'hésitez à regarder les anciens ! 
















Fili 

jeudi 6 novembre 2014

Qui à vraiment coulé le Titanic ?

Mon beau-père, un alter-mondialiste engagé ( je plaisante ), m'a envoyé un lien, voilà sur quoi il menait :

Qui à coulé le Titanic?
Les dessous de la Federal Reserve

En 1910, sept hommes se rencontrèrent sur l'île de Jekyll, au large des côtes de la Géorgie, aux États-Unis, pour mettre au point l'avènement de ce qui allait devenir la banque "nationale" américaine : la Federal Reserve. Nelson Aldrich et Frank Valderclip représentaient l'empire financier des Rockefeller. Henry Davidson, Charles Norton et Benjamin Strong représentaient J.P. Morgan. Paul Warberg représentait la dynastie européenne de la Banque Rothschild. Habituellement en concurrence acharnée, ils firent cette fois cause commune. 

Ces trois puissantes familles étaient en réalité, sans le savoir, sous le contrôle de l'Ordre des Illuminés de Bavière, ceux que l'on a vulgarisés sous le nom d'illuminati. Et ce sont ces illuminati qui, après avoir fait acheter la White Star Lines par J.P. Morgan, ordonnèrent, en 1909, la construction du Titanic pour une raison que nous allons bientôt comprendre. 

Depuis le tout début, le luxueux paquebot était voué à un destin funeste. 

Il se trouvait qu'un certain nombre de personnages influents n'étaient pas favorables au projet de création de laFederal Reserve. Benjamin Guggenheim, Isaac Strauss et John Jacob Astor s'opposaient à sa formation. Non seulement ces hommes – indiscutablement les plus riches au monde – étaient contre l'institution de la Federal Reserve mais, en outre, ils auraient usé de leur richesse et de leur influence pour faire éviter la Première Guerre Mondiale. 

On leur déroula le tapis rouge afin qu'ils embarquent pour le voyage inaugural du plus grand navire jamais construit. La campagne en faveur de « l'insubmersibilité » du Titanic promettait aux passagers un haut niveau de sécurité. Il fallait, en fait, que l'élimination du trio Guggenheim-Strauss-Astor ait lieu d'une manière si absurde que personne ne puisse penser à un meurtre. 

Le capitaine du Titanic s'appelait Edward Smith. C'était un initié illuminati qui travaillait pour J.P. Morgan. Lorsque le navire appareilla de Southampton, dans le Sud de l'Angleterre, un photographe irlandais du nom de Francis Browne, prêtre jésuite, se trouvait à bord pour la première partie du voyage entre Southampon et Queenstown, en Irlande. Celui qui deviendra l’une des personnalités les plus puissantes de l'Irlande était le maître spirituel d'Edward Smith. Francis Browne profita de la première partie de la traversée pour photographier les victimes. Il en profita probablement aussi pour rappeler au capitaine les implications de son serment et, le matin suivant, lui souhaita bon vent… 

Le capitaine Smith avait une foi inébranlable en son supérieur. Browne l'instruisit sur ce qu'il devrait faire une fois rendu dans les eaux de l'Atlantique Nord. Cela faisait 26 ans que le capitaine Smith voyageait dans l'Atlantique Nord. C'était le plus grand spécialiste au monde de ces eaux froides. Le capitaine savait très bien pourquoi ce navire avait été construit. Il avait toujours été convenu qu'il coulerait lors de son premier voyage. 

Par une nuit sans lune, il donna, en secret, l'ordre de propulser le Titanic à pleine vitesse, soit 22 nœuds, à travers une gigantesque zone de glace d'une surface de 80 miles carrés ! Il savait parfaitement qu’il s’y trouvait des icebergs. Il avait reçu des ordres et rien ne l'aurait fait dévier de sa mission. 

Les agissements du Capitaine Smith au cours de ses dernières heures ne furent pas dignes de sa fonction. Il semblait toutefois lutter contre sa conscience. Devait-il se conduire en brave capitaine, ou obéir à son maître et couler le navire ? 

On avait fait en sorte qu'il n'y ait pas assez de canots de sauvetage. Dès la collision, la plupart des canots furent mis à flot avec seulement quelques passagers à leur bord : des femmes et des enfants. On envoya des fusées éclairantes blanches. Or les bateaux qui croisaient à proximité pensèrent qu'il y avait une fête à bord puisque les fusées de secours sont habituellement rouges. Ces exemples n'illustrent pas l'arrogance d'un équipage qui croyait le Titanic insubmersible. Non ! Ces défaillances étaient programmées. 

Ces riches parmi les riches qui s'opposaient à la mise en place de la Federal Reserve périrent au beau milieu des classes moyennes et défavorisées. Le navire insubmersible, le palace flottant avait été conçu pour devenir leur tombeau. Le naufrage du Titanic reste peut-être le plus grand désastre du 20ème siècle, après les deux guerres mondiales. 

Le 14 avril (la même date que celle de l'assassinat d'Abraham Lincoln) de l'année 1912, le Titanic heurta un iceberg et toute opposition à la Federal Reserve fut gommée. En décembre 1913, l'institution bancaire vit le jour aux États-Unis. Huit mois plus tard, grâce à la Federal Reserve, les illuminati disposaient de suffisamment de fonds pour déclencher la Première Guerre mondiale. 

Commentaire du C.R.O.M.: Faire construire et couler le plus grand navire du monde rien que pour éliminer trois individus ? Voilà qui fera sourire nombre de sceptiques rationalistes. Pourtant les initiés savent que la probabilité de réussite d'une action est proportionnelle au sacrifice qui est accepté en vue de sa réalisation. La fameuse devise "la fin justifie les moyens" peut aussi être comprise comme "la grandeur de la fin nécessite des moyens équivalents". Or, magiquement parlant, tuer les trois hommes les plus riches de la planète n'est pas une mince affaire.

L'histoire secrète de ce monde montre, en tout cas, que les hautes sphères de l'Ordre Mondial n'ont jamais hésité à perdre de grandes quantités d'argent – voire à sacrifier certains des leurs – pour faire avancer leur plan. Étant donné que la mise en place de la Federal Reserve pouvait leur assurer, à terme, le contrôle de toutes les richesses de la planète, qu'avaient-ils à perdre ?



Personnellement, je trouve cette hypothèse à la fois fausse et vraie. Mais quand on connait la vraie pensée de la White Star Line, qui avait pour habitude de toujours entretenir ses navires à la perfection, et celle du grand capitaine Smith, qui est mort dans le naufrage, cette histoire semble irrationnelle... Pourtant...


lundi 3 novembre 2014

IMUG (par Bÿmpus)



Salut tout le monde ! Comme je l'avais annoncé auparavant dans plusieurs endroits du web (que ce soit sur mon blog perso ou sur les réseaux sociaux) j'ai participé cette année (pour la seconde fois) au concours de nouvelles des Utopiales.

En quoi consistait le concours :

Hé bien le thème était "Intelligences".
Il fallait donc dans ma catégorie réaliser dans la limite des 10 000 caractères (espace compris) une nouvelle qui traite sur un monde où TOUT les objets du quotidiens sont connectés à internet (comme les smartphones d'aujourd'hui...). Il fallait explorer la conséquences que cela aurait sur la société, le quotidien de ses habitants... et sur leur manière de penser...

Résultats et classement :

Les résultats se sont fait connaître juste aujourd'hui (j'ai attendu ce délai pour publier la nouvelle ici). Le concours se jouait majoritairement sur l'académie de Nantes, mais les élèves de toute la France pouvaient participer !
Je me suis classé 8ème dans ma catégorie ...
(et j'en suis vraiment fier car il y avait des MILLIERS de participants !!!)



Donc sans plus tarder voici :



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iMug


La Ville.


Le ciel doucement se colore sous les rayons du soleil levant, que déjà se dessine au loin à l’horizon, sa silhouette et celle de ses tours, s'élevant en pics vers le ciel. De ma colline, loin de là, je contemple ses routes noires comme des nuées de corbeaux,  ses trottoirs de béton comme des vagues d’écume, ses appartements, ses magasins…
La Ville brille sous le jour désormais, renvoyant les reflets multicolores de ses bâtiments, à des mille  à la ronde.
D’ici je pourrais sentir et me délecter des odeurs de verdure provenant des parcs, tout comme de l’air marin venu du port.
Mais ce n’est pas pour ça que je suis  venu.

Vingt ans plus tôt, dans cette même Ville…


Tout a commencé un samedi, dans mes souvenirs. J’étais alors assis dans un pub, et comme tous les samedis, le professeur que j’étais buvait son café en lisant les journaux. Certes, c’était une activité plutôt banale, mais j’en avais pris l’habitude, si bien que ce moment tout à fait normal pour certains, était pour moi mon moment de ma semaine où je pouvais être tranquille…
Je ne m’en doutais pas encore, mais c’est à ce moment que tout a basculé.


-Hé Charles!  me cria une voix que je connaissais bien.


C’était Ted Champ, un collègue qui dans la vie avait trois passions : les mathématiques, la technologie, et déranger les autres. Ses cheveux mal coiffés, sa chemise peu entretenue, et ses gestes maladroits lui valaient souvent quelques moqueries de la part des autres, mais ce n’était jamais vraiment sincère, car son éternelle bonne humeur était plutôt agréable dans les moments difficiles.
C’était pour moi un ami.


-Regarde ce que j’ai trouvé ! Dit-il, en s’asseyant  (renversant ma tasse de café par la même occasion).


Il tenait dans sa main un mug, d’apparence ordinaire si ce n’est qu’il possédait un bouton sur la poignée. Lorsque Ted le pressa, apparut à ma grande surprise, sur toute la face incurvée de la tasse, un fond bleu marine, sur lequel flottaient les diverses applications typiques des téléphones portables actuels.
L’iMug, aîné d’une nouvelle génération d’objets était né.
Je me souviens d’avoir alors ri des ébats de mon ami pour cette “révolution” qui tentait en vain d’expliquer l’importance de cette connexion qu’il aurait désormais à chaque fois qu’il boirait son café.
Mais j’avais tort.


Tout d’abord la mode du connecté s’imposa auprès de mes élèves, qui dans les mois qui suivirent, tentèrent tous de se procurer ce fameux objet, qui annonçait la mode du “connecté” selon certains. Puis des adultes se mirent aussi à rechercher ces nouveaux moyens de connexion, délaissant au final leurs anciens portables pour ces fameuses tasses connectées qui paraissait pour la plupart “vachement design”.
Et comme le portable, l’iMug s’infiltra bientôt dans toutes les poches (ce qui était d’ailleurs assez drôle quand l’on surprenait un élève, à jouer en cours sur son mug, et qu’il tentait en vain de glisser la tasse dans sa poche pour la cacher).


Ainsi tout le monde désormais avait quelque part sa tasse, et la mode semblait battre son plein.


Mais ça n’avait rien à voir avec la mode.


Après l’iMug, d’autres objets du même genre surgirent : l’iRing, l’iBag…


Ils se multiplièrent avec une vitesse folle : apparaissant dans toutes les poches, tous les sacs…


Et au bout de quelques temps, ils étaient partout.


Ma seconde discussion avec Ted fut très différente de la précédente. Cette fois, nous étions assis tous les deux pour discuter. Beaucoup de choses semblaient avoir changé chez lui : il avait maintenant une coiffure bien ordonnée, les vêtements biens repassés. Mais ce n’était pas le détail important.


Sur lui, je pouvais compter à l’œil nu, une DIZAINE d’objets connectés! Durant le début de notre entretien, il ne m’adressa tout d’abord pas la parole, consultant ses messages sur chacun de ses objets. Puis, se rendant compte que je l’observais, il éteignit, l’air gêné.


Notre conversation fut brève.


Son esprit avait radicalement changé en plus de son apparence, et la joie qu’il avait autrefois en lui s’était éteinte, pour ne laisser au fond de lui qu’un ardent désir de connexion et d’être en ligne au moindre moment. Les rêves de voyage, de rencontres s’étaient éteints à la même vitesse que son téléphone.


Je sentis que sa vision du monde avait changé: il me prévint que certaines personnes traînaient le soir dans la rue, et qu’il ne fallait désormais plus se promener le soir, car selon lui, certains étaient devenus capables de se battre à mort pour dérober le moindre objet connecté. Je tentai de le rassurer, mais rien n’y fit et il m’intima, la peur dans les yeux, de l’écouter.


Je promis alors, face à son insistance de ne pas sortir avec le moindre mug, ou objet connecté.


Cette promesse me sauva la vie.


Je me souviens alors que j’étais sorti, quelques jours après la fameuse discussion, pour aller à la bibliothèque, un lieu qui se désertait, pour consulter un manuel pour le lycée. L’après-midi était encore assez avancé, mais l’on n’était tout de même pas encore rendu au crépuscule. J’entrai donc dans la petite bibliothèque aux briques colorées un peu vieilles. Je saluai Germaine, la responsable qui était habituée à me voir dans les rayons poussiéreux. C’était une vieille dame à l’air sympathique, et qui semblait connaître par cœur les étagères, ce qui me rappelait ma grand-mère, qui m’avait donné le goût de lire.


Ainsi, je me mis à chercher dans les vieux rayons, le livre qui m'intéressait, et pendant un certain temps, je crus ne pas le trouver, quant au final, mes mains effleurèrent la douce couverture du livre.
C’était la dernière fois où je pus en toucher un.


Après quelques heures passées à recopier les exercices qui me semblaient intéressants, je me décidai à sortir. La rue était désormais déserte, la nuit commençant à tomber. Cela me surprit tout d’abord, mais c’est en les voyants que je compris.


Un groupe d’hommes, vêtus de noir, traversaient la rue, et semblaient se diriger dans ma direction. Au début, je ne sentis pas le danger, et ce ne fut que quand ils furent rendus à une vingtaine de pas de moi que je remarquai qu’ils étaient armés. Je me souvins alors des conseils de Ted, qui parlait de ces «gangs» qui arpentaient les rues la nuit.


Je compris qu’il fallait fuir… trop tard.


Je ne pus parcourir qu’une dizaine de pas avant que l’un d’eux ne m'attrape, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’étais cloué au sol par ce qui me semblait des mains de fer, qui s’appliquèrent à fouiller ma veste sans rien trouver, avec la rapidité et la frénésie du désespoir. En vain, je tentai de me débattre, mais l’une des brutes qui me tenaient m’asséna un brusque coup de poing au visage.


Dans le froid, et les mains qui me tournaient et retournaient, comme un rapace autour d’une proie, j’entrevis quelques visages flous qui me semblaient familiers.


Je perdis connaissance.


Après mon agression, les objets connectés ne firent qu’augmenter, la totalité des habitants de ma ville possédaient désormais deux ou trois moyens de connexion possible en permanence sur eux. La connexion était désormais devenue perpétuelle et indispensable pour chacun.


Alors dans un dernier espoir de convaincre mes amis et tous ceux autour de moi, je décidai de débrancher durant une semaine, la totalité de mes objets, que j’avais achetés en écoutant Ted.


Cela se révéla terrifiant.


Plus personne ne me parlait, au lycée ou dans la rue, quand je hélais quelques amis pour discuter, ces derniers ne levaient même plus un regard au-dessus de leur tasse, montre ou objets électronique.
Déçu, je finis par me reconnecter. Je remarquai alors les messages présents dans ma boîte mail.
Elle débordait.


Tous étaient inquiets de ne plus pouvoir me parler par mail, certains même parmi ceux que j’avais hélés dans la rue le matin-même pensaient que j’avais disparu et se hésitaient à  signaler à la police ma disparition. Je compris alors que pendant le court temps où j’étais volontairement hors de ce réseau addictif, j’avais disparu aux yeux du monde.


Le réel avait disparu sans que personne ne s’en rende compte.


C’est à ce moment que je pris ma décision de quitter la ville.


Durant les mois qui suivirent mon départ, je vécus chez mes parents agriculteurs, qui furent ravis de voir arriver quelqu'un pour les aider dans leurs tâches. Au début, j’eus du mal, à me détacher de mon ancienne vie et à m’isoler du monde. Mais, les jours passant, je finis par apprécier la simplicité du travail de la terre et retrouver la tranquillité qui m’avait tant manqué depuis ce jour où j’avais été brutalisé, qui avait laissé dans mon esprit son empreinte.


Et ils arrivèrent.


Ce fut d’abord, un ami, puis deux puis trois, quatre… qui eux aussi quittaient la Ville devenue invivable, où la connexion avait fini par tout dévorer dans l’esprit de ses habitants. Ils venaient, comme moi avant eux, retrouver lien avec la réalité. Alors la ferme de mes parents devint d’abord un groupe d’une dizaine de membres, puis une grande assemblée, un village, une nouvelle ville au final…


Mais sans internet dans nos vies cette fois.


Dans la clarté du matin, j’observe de loin ma vieille Ville, retrouvant mes souvenirs dans ma vie d’antan. Les vestiges se dégradent chaque jour, le ciment se disloquant, les ponts finissent par tomber, le lierre a envahi les murs de béton tant bien que mal.  Mais la forme des lieux s’est à peu près conservée, si ce n’est les colombes qui désormais ont fait leur nid sur les antennes rouillées, qui ne serviront plus jamais. Je sais au fond de moi que tout cela va finir par disparaître, que les prochaines générations n’auront sûrement plus de quoi se rappeler notre époque.


Ainsi l’Homme qui semblait avoir atteint le point culminant de son évolution, en créant internet, son œuvre pour communiquer, avait de lui-même généré et développé ce réseau, au point que celui-ci avait fini par étouffer son créateur.


Et l’Homme, de sa haute évolution, si intelligent fût-il, avait choisi, tout comme son premier ancêtre, de fuir le danger.

Internet.  












lundi 27 octobre 2014

Peu de vidéos : la raison !

Salut tout le monde ! Vous vous demandez surement pourquoi je sort très peu de vidéos gaming. Et bien, j'ai un ordi trop vieux pour en faire ( je peux même pas lancer le logiciel ! ) Donc je suis obliger de tourner sur un autre ordi qui n'est pas mien. Mais comme à chaque fois, il faut un certain temps pour convertir la vidéo en MP4 puis pour l'upload sur YouTube. C'est donc assez compliqué pour les uploader ! Mais ne vous inquiétez, bientôt ce problème sera réglé ! ( enfin j'espère ! )

Et puis, vous avez aussi surement remarqué que la police a changé ! C'est beaucoup plus sympa comme ça, non ?



Fili

vendredi 24 octobre 2014

Lucy (de L'albin, Bÿmpus, Thomas et Alexis)

Bonjour les amis, aujourd'hui, comme promis hier je vous publie la nouvelle à chute (durement) écrite par notre groupe. La nouvelle s’intitule "Lucy" et faisait deux pages imprimé:



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Lucy


Lucy avait disparu.
C’est ce que compris Tom en voyant l’appartement vide. Il la chercha dans la salle de bain où il lui semblait l’avoir vu avant d’aller se coucher. Elle était vide.


“-Lucy !” cria une voix derrière lui.


La porte d’entrée s'ouvrit brusquement, et il se précipita hors de la pièce si rapidement qu’il bouscula la personne qui habitait juste en bas de chez lui. En sortant du bâtiment, il entendit raisonner un bruit sourd qui ressemblait vaguement  à un craquement. Il se retourna et découvrit alors la personne qu’il venait de bousculer trente secondes auparavant. C’était une vieille dame, qui se tenait faiblement à sa poignée de porte pour se relever. Il essaya alors de la relever, mais petit comme il était, il n’y arrivait pas. Il courut alors chercher quelqu’un, mais personne n’était là, la rue était déserte. Il se retourna alors, pour voir comment cette vieille personne allait, mais elle avait disparue. Il continua sa route pour retrouver Lucy, quand soudain il entendit un brusque aboiement qui donna la chair de poule…


Il se retourna pour voir la source d’où provenait ce bruit, mais ce n’était qu’un vieux chien, tenu en laisse, qui avait vu un chat au coin de la rue. Une course poursuite s’engagea alors entre les deux animaux, mais Tom ne s’en occupa pas, il en voyait des dizaines à Londres, chaque jour. En cherchant, il arriva devant le Tate Modern, rien. Devant le British Museum, rien non plus. Il se faisait tard maintenant, et Tom rentra chez lui, pour aller se coucher, des larmes lui coulant sur les joues.


Les recherches se lancèrent pour retrouver Lucy qui avait disparu. La police afficha des avis dans toutes les rues de la ville, en vain. Durant ce temps, et pendant les mois qui suivirent la perte de celle qui le faisait vivre au fond de lui, Tom resta à attendre chez lui, sur un fauteuil, attendant avec désespoir qu’elle revienne un jour, et que la vie reprenne son cour. Mais non, elle ne revenait pas, et il restait à attendre sur son fauteuil, le regard plongé dans le vide, comme dans un gouffre infini…


Il ne sortait plus, désormais, ne bougeait quasiment plus, sauf pour aller manger ou boire dans un coin, en silence, avec une éternelle boule de tristesse au fond de la gorge. Reviendrait-elle seulement un jour ? Il essayait de s’en persuader chaque jour, sans vraiment y croire au fond de lui-même.


Autour de lui, les gens commençaient à s’inquiéter de son état, de cette profonde dépression qui le prenait et ne le lâchait plu depuis la disparition de sa bien-aimée. Certains parmi ses proches, voulaient l’emmener voir un médecin. . .
Les mois s’écoulaient toujours, comme des années pour le pauvre Tom qui était  profondément désespéré. Jamais plus il ne reverrait les visage souriant le Lucy… Il pénétra dans son appartement, parfaitement obscur, et s’allongea. Il fut tiré des bras de Morphée par un cri, un appel.
“-Tom, Tom” appela John, qui apparut devant lui. Tom se dressa et se précipita hors de l’appartement, suivi de près par l’homme qu’il considérait comme un père. John frappa trois fois à la porte de Mme Facon, leur vieille voisine, qui s’empressa de leur ouvrir.


”-Monsieur Anderson, comment allez-vous ?


-Très bien, dit-il, vous l’avez ?


-Bien sûr, entrez ! lui répondit-elle.


Puis elle poursuivit en s’adressant à Tom cette fois :


-Viens là toi !
Il passa le seuil de la porte avec une lueur d'agitation dans le regard. Alors il la vit, Lucy sa compagne de toujours.


-Regardez comme ils sont mignons !! Lança Mme Facon.


-Ouaf ! aboyèrent ensemble Tom et Lucy.



Fin